UFC-Que Choisir de Bourgoin-Jallieu

Pollution

En 2021, faut-il s’attendre à une augmentation du nombre d’alertes sur la qualité de l’air ?

Des seuils qui n’avaient pas été modifiés depuis 1994

La situation de la qualité de l’air depuis plusieurs années marquait une nette amélioration , mais il faut dire que les seuils de déclenchement d’alerte se référaient à un indice vieux de 16 ans, que les composantes relatives aux particules fines n’étaient pas toutes prises en considération.
Les organismes de surveillance de l’air (ATMO) annonçaient depuis plusieurs années de possibles abaissements  des seuils d’alerte des composantes de la qualité de l’air. et l’intégration des particules fines plus petites (PM 2,5), afin d’être en conformité aux normes internationales.

ATMO vient d’en faire l’annonce avec un nouveau « baromètre », qui s’aligne sur l’Agence Européenne de l’Environnement, et qui redéfinit les seuils fixés en 1994.
En révisant son indice, la France  intègre la pollution aux particules fines de moins de 2,5 microns de diamètre (PM 2.5), 20 fois plus petites qu’un cheveu, qui pénètrent dans les poumons et le sang.
Quant aux autres polluants, les PM 10, l’ozone (O3), le dioxyde d’azote (NO2) et le dioxyde de soufre (SO2), leurs seuils vont être abaissés aux standards européens, plus protecteurs pour la santé.

L’abaissement des seuils  aura-t-il pour effet d’augmenter le nombre de jours d’alertes à la pollution

D’après ATMO, l’intégration des particules fines plus petites rendent l’indice plus draconien mais plus près de la réalité. Du coup le nombre de jours où l’atmosphère sera jugée mauvaise va bondir…
En ce sens des simulations ont été faites et par exemple pour Grenoble, les périodes où l’air est jugé mauvais pourraient être multipliées par 18 !
En clair, cela signifierait plus de restrictions de circulation automobile (abaissement de vitesses, circulation différenciée [vignettes Crit’Air], chauffage notamment au bois).

 

Pour autant,  au 1er janvier 2021, les seuils de déclenchements des épisodes de pollution seront toujours les mêmes et le nouvel indice ne s’y substitue pas

En effet, il faudra attendre  un alignement des dispositifs préfectoraux sur le nouvel indice, orientation qui sera prise à terme par l’État mais qui est inéluctable.