UFC-QUE CHOISIR DE BOURGOIN JALLIEU

Alimentation, Santé/Bien être

Quand l’agrochimie fait plébisciter le glyphosate par des fermiers fantômes

Des agriculteurs rassemblés dans une association pour défendre le glyphosate ?

Selon le journal de l’Environnement, une enquête faite par Greenpeace permettrait d’établir qu’une association dénommée « Agriculture et Liberté » a été créée par un cabinet de lobby de l’agrochimie, vraisemblablement financé par Monsanto, afin de promouvoir l’utilisation du glyphosate.

Greenpeace, qui publie une enquête sur le cabinet de lobbying qui a essaimé des associations de ce type dans 8 pays Européens, quand la bataille pour le renouvellement de l’herbicide faisait rage.
Sous couvert de protection de leurs données personnelles, il n’aura pas été possible de connaître l’identité des membres du « groupe d’agriculteurs français qui se sont unis pour protéger notre mode de vie et nos moyens de subsistance ».

lien vidéo daté du 17 octobre 2018 : https://www.facebook.com/greenpeacefrance/videos/244598016219807/

Rappel de la position défendue par le gouvernement français

Après une ré autorisation du glyphosate pour 5 ans par l’Union européenne, le Président de la République en personne s’était engagé à l’interdire « au plus tard dans trois ans ».

Au ministère de l’Agriculture on a estimé que l’interdiction ne devait pas s’inscrire dans le cadre législatif !
C’est sous ce prétexte qu’un article proposé par le député Moreau pour sortir du glyphosate a été retiré en mai dernier, malgré les promesses que les mesures adéquates seraient inscrites dans le plan phytosanitaire. Après un nouveau débat enflammé à l’Assemblée sur le glyphosate,  l’interdiction de l’herbicide controversé d’ici trois ans ne sera pas inscrite dans la loi, ont décidé les députés le 15 septembre 2018.

Rappel de la position des organisations qui demandent au gouvernement de prendre les mesures nécessaires pour interdire le glyphosate au plus tard dans trois ans

Pour les 34 organisations cosignataires (dont l’UFC-Que Choisir),  le principe de précaution doit être respecté.
Rappelons que le glyphosate a été classé parmi les cancérogènes probables chez l’être humain en 2015 par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), agence de l’Organisation mondiale de la santé. La France doit sortir du glyphosate comme annoncé, avec un plan d’accompagnement adapté pour les agriculteurs.